tag:blogger.com,1999:blog-102054762008-05-02T19:03:26.777+02:00Pierre-Henri en vadrouillePierre-Henrinoreply@blogger.comBlogger97125tag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1119341524260585212005-06-21T10:08:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.594+01:00Amérique Latine - RécapitulatifPour les deux qui suivent encore mais qui ont peut-être eu du mal à me repérer géographiquement de temps en temps, voici l'ensemble de mes déplacements durant ces 100 jours à travers une minuscule partie de l'Amérique latine...<br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Argentina.JPG" width="640" /></p><p align="center">Arrivée à Buenos Aires puis descente vers Ushuaia. Aprés une halte à Bariloche, je monte vers Salta d'où je prend un avion vers le Pérou(Lima). A la fin de mon voyage, retour depuis le Chili(Santiago) vers Buenos Aires puis départ pour la France.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Peru.JPG" width="640" /></p><p align="center">Arrivée à Lima depuis l'Argentine. Plusieurs expéditions depuis Lima puis vol vers Cusco. Aprés une ample découverte des alentours, nous rentrons en Bolivie au bord du lac Titicaca.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Bolivia.JPG" width="640" /></p><p align="center">Depuis le lac Titicaca, nous atteignons La Paz qui sera la plaque tournante de notre séjour sur l'altiplano. Aprés un vol vers Sucre, nous nous dirigeons vers le sud pour atteindre le Chili à San Pedro de Atacama.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Chile.JPG" /></p><p align="center">Depuis San Pedro, nous descendons jusqu'à Valparaiso. Aprés un séjour sur l'Ile de Pâques puis à Santiago, je prends un avion vers Buenos Aires.</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118886595834819172005-06-16T02:59:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.516+01:00Mercredi 15 juin - Dernier jourLa pluie m'a rejoint à Buenos Aires. Je me trouve un peu dans la même position que Nadège : pas envie de faire grand-choses... Il y avait des quartiers que je voulais visiter. Mais le temps ne m'y incite pas. Voila encore une bonne excuse pour revenir dans cette ville que j'adore. C'est aussi une excuse pour flâner sans but précis dans les artères commerçantes et effectuer mes derniers achats avant mon retour.<br />Je me rends compte de la richesse culturelle de l'Argentine avec du recul. Que ce soit au niveau des livres ou de la musique, on est loin de la soupe commerciale du Pérou et de la Bolivie ou de la rigueur standardisée du Chili. J'en profite pour m'informer un peu plus sur le tango que j'ai négligé jusqu'à maintenant. Cet intéret de dernière minute est du à une rencontre qui m'a ouvert les yeux. Il faut savoir que depuis la Bolivie, je dois porter à chaque déplacement de mes affaires un chapeau -style Al Capone- que j'ai acheté à La Paz car il représente bien les paysans boliviens de l'altiplano. Lors de mon arrivée à Buenos Aires, j'ai eu la chance de croiser une personne qui m'a toute de suite dit: "vous êtes français!". "Pourquoi?" Lui ai-je demandé. "Parce qu'il n'y a que les français pour aimer le tango comme Carlos Gardel!" N'ayant pas trés bien compris le sens de ses paroles, il a fallu que j'épluche les guides afin de trouver qui était ce Carlos Gardel. Ce n'est pas moins que la légende du tango. Celui qui en a écrit les plus grandes pages. Auteur et interprète, ce "porteños" (nom donné aux gens de Buenos Aires) est d'origine française: tout s'explique! En me promenant dans des boutiques et des cafés, j'ai retrouvé des photos de ce dernier : il porte le même chapeau que moi! La boucle est bouclée : mon chapeau se porte à La Paz comme à Buenos Aires. Mais il s'interprète différement!<br />Un dernier mot sur Boca. Les nouvelles à la télévision ne parlait que de ce match et du scandale qu'il a créé. Il faut savoir que même les argentins sont scandalisés par ce qui s'est passé. Je ne l'avais pas vu mais l'entraineur de Boca avait craché sur un joueur mexicain! Il y avait aussi des chants du style "mexicains fils de p..." que je n'avais pas trés bien compris. Bref, les argentins sont assez embettés car ils ont perdu de leur crédibilité pour organiser des rencontres et des tournois internationnaux. Personnellement, j'avais trouvé la présence policière trés faible par rapport à ce que l'on voit en Europe. Quand on sait que les supporters de Boca sont bien pires que ceux de Marseille (et c'est peu dire!), peut-être que tout cela devrait évoluer.<br />Un dernier mot d'ordre politique. La loi sur "l'impunité" est déclarée "inconstitutionnelle". Sans rentrer dans les détails, les crimes commis lors des dictatures militaires n'avaient jamais été jugés et ne pouvaient faire l'objet de poursuites. Beaucoup de personnes ont disparu sous ces régimes et il n'y avait aucun moyen d'enqueter sur ce sujet. Les "mères de la place de mai" se réunissent une fois par semaine pour réclamer justice et explication pour leurs fils disparus depuis 30 ans. J'ai vu l'une d'entre elle à la télévision exprimer son soulagement. Ses 30 ans de perseverance n'auront pas été vains. Pour plus de détails, je vous renvoie à <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-662244@51-645721,0.html">l'article du Monde daté du 14 juin.</a><br />Comme je prends l'avion demain, n'attendez plus de nouvelles de ma part. A moins que je le rate... A ce propos, je voulais vous faire une confidence. Oui! A vous lecteurs inconnus de tout bord! Qui êtes-vous? Combien êtes-vous? J'aimerais tant savoir qui vous êtes! C'est l'unique défaut de ce blog: je ne peux pas savoir qui me lit réellement. Alors, si vous voulez me faire plaisir, manifestez-vous! Déposez simplement un coucou avec votre prénom. Cela me ferait extremement plaisir! Et si vous avez des critiques, je les accepte toutes bien volontiers! Les bonnes comme les mauvaises. Surtout les mauvaises car elles aident à progresser! Et sachez que je ne vous en voudrez pas. Donc allez-y! Je vous en remercie d'avance et remercie particulièrment ceux qui ont déja eu le courage de déposer un commentaire afin de rendre mes récits plus vivants. J'ai hâte de rentrer en Europe et de tous vous retrouver (même au boulôt!). A bientôt et merci de votre attention!<br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Parrilla.JPG" /></p><p align="center">Une utlime parrilla avant de rentrer. Avec le vin argentin, ce sont les deux choses qui vont réellement me manquer à mon retour...</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118846157042374862005-06-15T15:32:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.449+01:00Mardi 14 juin - Football et tragédieLe football est une affaire de coeur. "Una sola passion, Boca" (Une seule passion, Boca) peut-on lire sur les bonnets de certains supporters. En amérique du sud plus qu'ailleurs, on vibre et l'on vit pour ce sport.<br />Boca Junior est une équipe emblématique dans toute l'amérique latine. Le club, qui fête ses 100 ans cette année, est un peu similaire au Real de Madrid dans son rayonnement qui dépasse le cadre national. Le tee-shirt bleu et jaune de l'équipe est porté par de nombreux jeunes au Pérou et en Bolivie par exemple. Sociologiquement, il est inconcevable d'affirmer avoir visité l'amérique du sud sans avoir au moins assisté à un match de football! Par chance, Boca joue ce soir un match important face une équipe mexicaine (les "Chivas" de Guadalaraja). Il s'agit d'un match équivalent à un quart de final retour de notre Champion's league (coupe d'Europe des clubs pour les incultes que je pardonne bien volontiers). Il faut savoir que Boca s'est fait sévèrement corriger au match aller au Mexique en subissant une lourde défaite (4 à 0). Ses chances de qualification sont donc infimes.<br />Malgré cela, à mon arivée sur place, je découvre que toutes les places sont déja vendues! Ma première aventure consiste donc à trouver et marchander un billet sur le marché noir. J'avoue avoir eu du mal car les argentins sont trés fiers et pas forcément diplomates dans la manière de discuter. Si l'on propose un prix trés bas pour essayer de "couper la poire en deux" par la suite, le vendeur à la sauvette se vexe et tourne les talons. A force de tatonnements et de nombreux échecs, je suis néanmoins parvenu à mes fins. Ma découverte tumultueuse continue lorsque je commence à faire la queue pour rentrer dans le stade. Environ trois quart d'heures durant lesquelles la progression est lente et la foule se compacte de manière quelques fois violente. Tout cela pour découvrir devant le portique que je me suis trompé d'entrée. Par mesure de sécurité, j'avais pris une place numérotée placée assez haut. On m'avait dit de me méfier des supporters qui sont dans la fosse car cela peut être dangereux. Finalement, ils ne sont pas si méchants puisque j'ai fait la queue tout du long avec eux, apprenant au passage quelques uns de leurs chants et pas mal de leurs insultes destinées à l'adversaire et aux policiers! Avec toutes ces mésaventures, j'arrive juste pour le coup d'envoie...<br />Le stade est tout bleu et cela ne s'arrete jamais de chanter. Et toujours des chants différents que tout le monde connait par coeur! Pour l'anecdote, l'un des groupes de supporters se nomme "Boulogne". Comme pour le Paris Saint Germain, l'une des tribunes donne sur une rue qui s'appele "Boulogne". Et comme au PSG, ce sont les plus violents et les plus virulents qui s'y trémoussent, collés contre le grillage...<br />Le match est à sens unique : Boca attaque tout le temps et les mexicains se contentent de défendre. Mais cette année, Boca traverse une crise. Elle piétinne en championnat et, compte-tenu de sa déroute au match aller, est déja virtuellement éliminée de la "Copa Libertadores" (nom de cette "Champion's League" des pays d'amérique latine). Et la crise continue ce soir: Boca joue bien mais ne marque pas. Le public, lui, ne s'arrete pas de chanter. Les minutes stériles en but passent et les supporters sont toujours en train de s'époumonner. La tension est perceptible sur le terrain. Boca sent que tout lui échappe. Malgré le froid et le vent, toutes les têtes sont chaudes: deux expulsions, des jets d'objets vers le gardien mexicain et un supporter qui parvient à rentrer sur le terrain. Autant d'incidents qui poussent l'arbitre à clore le jeu avant son terme. Une bien terne sortie pour l'équipe la plus titrée du continent...<br />Une tragédie qui se noue et des rêves qui se brisent... Le football est le théatre du peuple. Et chaque peuple a sa part de rêve. Il en va de même au Chili : “Vinimos a hacer historia” (Nous sommes venus pour écrire l'histoire). Le capitaine de l'équipe des moins de 20 ans du Chili parlait du résultat impressionnant des chiliens face au Honduras (7 à 0) lors de la coupe du monde des moins de vingt ans qui se déroule en Hollande. Pendant trois jours, tous les journaux ont fait leurs unes sur ce résultat. Tout devenait légende. Les chiliens voyaient déja les choses en grand. Hier soir, cette même formation a perdu 7 à 0 face aux espagnols. Grandeur et décadence... Où l'on passe du rêve à la tragédie en trois jours: c'est le football en amérique latine dans toute sa splendeur.Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118784242543490142005-06-14T23:16:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.383+01:00Mardi 14 juin - Back in BALa neige bloque toujours le route vers Mendoza. Tant pis, je ne verrai pas cette ville. Il est temps d'appliquer le plan B : prendre l'avion. Ce n'était pas prévu dans mon budget. Mais l'important est d'arriver. Et me voila de retour à mon point de départ: Buenos Aires... Avec un petit peu plus d'assurance dans cette ville et avec ces gens que j'ai appris à connaitre. Il fait meilleur qu'à Santiago et ce n'est pas pour me déplaire.<br />Message personnel pour Nadège : je ne peux pas t'écrire car ma messagerie perso est en maintenance... J'essairai de poster un message tôt demain matin. Pour l'heure, je dois me dépecher car j'ai peut-être l'occasion d'assister à un match de Boca! Pour ceux qui n'y connaissent rien au foot, je tâcherai de vous expliquer cela plus tard...Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118783779469619022005-06-14T23:08:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.305+01:00Lundi 13 juin - Faux départIl me reste peu de jours avant mon retour en France. Je devais aujourd'hui prendre un bus pour l'Argentine afin d'entamer mon retour vers Buenos Aires d'où je prendrai mon avion. Malheureusement, depuis plusieurs jours, la route joignant Santiago à Mendoza est bloquée par la neige. Il s'agit d'une route qui traverse la cordillère des Andes en passant à côté de l'Aconcagua qui n'est pas moins que le plus haut sommet du continent américain.<br />Qu'à cela ne tienne: le destin me retient une journée de plus au côté de Nadège. Donc tout va bien! Je ne vais pas m'étendre sur Santiago. Je suis parti à la découverte de nouveaux quartiers mais rien de bien intéressant. Le temps est toujours gris et il pleut de temps en temps. On ne peut pas dire que c'est réjouissant...Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118626898207497152005-06-13T03:34:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.231+01:00Dimanche 12 juin - Santiago du ChiliLe ciel est bas et il fait froid. Une légère brume couvre la ville. On voit à peine les Andes enneigées au loin. Santiago possède des quartiers charmants et a tout d'une grande métropole moderne. Sa richesse historique et culturelle n'est pas extraordinaire. Nous passons néanmoins une passionnante journée à la découverte de ses différents quartiers, passant d'une grande avenue à un parc, d'une petite rue pavée à une place de marché. Mais il faut l'admettre, nous avons fait le tour de tout cela en une journée et cela suffit largement...Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118626456906599242005-06-13T03:26:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.163+01:00Samedi 11 juin - Rude retourLes adieux avec l'île me sont un peu pénibles. Malgré sa petitesse, l'ile regorge de surprises et j'ai la sensation de ne pas avoir tout exploré dans ses moindres recoins. Et puis, c'est aussi la sensation de "fin des vacances" qui me saisit. Nous quittons le point le plus "exotique" de notre périple et entamons -de fait- notre retour vers l'Europe (dans moins d'une semaine, nous devrions être de retour...). Le choc est intense lorsque nous arrivons à Santiago. Ici, c'est l'hiver! Les montagnes alentours sont enneigées et la différence de température avec l'Ile de Paques m'est insupportable. Mais on va s'y faire. Demain, nous visiterons Santiago avec beaucoup de curiosité et tâcherons de faire mentir les mauvaises langues qui jugent qu'il n'y a rien d'intérressant ici!Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118625928708578112005-06-13T02:29:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.092+01:006 au 10 juin - Isla de PascuaJe ne vais pas rentrer dans les détails de notre exploration de l'Ile de Paques ni dans sa description précise. Je vais simplement tenter de souligner le point qui me parait le plus important de notre séjour sur l'ile: l'ambiance "vacance". Où il est question de plaisir...<br />Cette sensation a de multiples facettes. Tout d'abord la géographie du lieu. Nous sommes tout simplement sur l'endroit le plus éloigné de toute autre terre au monde! L'ile la plus proche, Pitcairn, est à 2000 kilomètres! Ainsi, il est facile de regarder l'horizon et de se laisser aller à des rêveries sur l'infinie océan. Nous sommes sur un minuscule caillou et il n'y a rien à des milliers de kilomètres aux alentours...<br />Sur l'ile résident 3500 habitants et une poignée de touristes. Même si le tour de l'île ne fait guère plus de 50 kilomètres, on se retrouve facilement et rapidement seul. On ressent alors une solitude qui se transforme en une plénitude emplie de méditation: enfin seul, vraiment seul. Face à la mer, face à soi-même...<br />L'atmosphère est douce et tout y concourt. Le temps est difficile à expliquer mais une chose est certaine: on n'a jamais froid! Les clichés que nous avons de l'ile de Paques sont ceux d'une ile aride au climat hostile. Oui, il y a toujours beaucoup de vent. Oui, il n'y a pas beaucoup d'arbres. Oui, le ciel bleu est assez rare. Oui, il pleut même violemment de temps en temps. Mais malgré tout cela, il fait toujours bon de jour comme de nuit et l'humidité constante que nous persevons n'est jamais étouffante. Bref, malgré son attitude agressive, le climat est toujours doux!<br />Les pascuans participent aussi grandement à nous apporter cette douceur de vivre. Toujours souriants, toujours serviables et à l'hospitalité exemplaire, les natifs de l'île savent que le touriste est leur manne principale et le lui rende bien.<br />Pour ceux qui n'ont aucune idée de l'apparence de l'île de Paques, il faut s'imaginer l'Ecosse... Le paysage volcanique est principalement constitué de collines à l'herbe rase. Les côtes sont des rochers volcaniques pouvant se transformer en spectaculaires et profondes falaises de plus de 200 mètres. Pour ajouter une touche exotique, les pascuans ont ré-introduit le palmier sur l'île. On les rencontre principalement dans l'unique village de l'île: Hanga Roa. On trouve aussi deux magnifiques plages de sable fin qui offrent une parfaite baignade dans des rouleaux très amusants. Encore une fois, les apparences sont trompeuses. L'océan semble violent et froid. Et bien non! La poule mouillée que je suis s'y est baignée avec beaucoup de plaisir...<br />Pour l'instant, ma description n'a rien de trés originale bien qu'elle soit séduisante. A tous ces ingrédients, il faut rajouter le principale : le mystère.<br />Tout sur cette ile est mystère. Pourquoi et comment des gens, au cinquième siecle, sont partis des iles Marquises (à plus de 4000 kilomètres de là!) pour s'installer sur l'Ile de Paques? Comment expliquer le travail de Titan des pascuans qui, jusque vers le XVI ème siecle, auront taillé et transporté pres de 800 statues de pierre? Chacune pèse plusieurs tonnes. On en trouve sur toute l'ile. La tâche dépasse l'entendement et l'interrogation est la même devant chaque statue rencontrée : pourquoi? Et pourquoi les avoir toutes subitement renversées à terre? Quel évenement a poussé les pascuans à changer trés rapidement leurs coutumes au point de détruire ce qu'ils avaient créé? Des chercheurs ont démontré que la végétation de l'ile de Paques était similaire à celle que l'on rencontre sur des iles comme Tahiti. Comment expliquer que l'ile ressemble désormais plus à l'ile de Shetland qu'à ses soeurs polynesiennes?<br />Les mystères sont partout. Les énigmes non résolues foisonnent. A chaque détour de chemin, l'ile se pare de cette aura mystérieuse. Entre une statue et la mer, entre un volcan et le ciel, elle envoûte. Elle transporte. Encore bien plus loin. Toujours plus loin dans l'imaginaire et le rêve...<br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Paques1.JPG" /></p><p align="center">L'oeil blanc de la statue représente la fonction principale de cette dernière: surveiller et protéger le village qui lui fait face.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Paques2.JPG" /></p><p align="center">L'environnement prète à la méditation...</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Paques3.JPG" /></p><p align="center">On ne connait toujours pas la raison qui a poussé les habitants de l'île à renverser toutes les statues.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Paques4.JPG" /></p><p align="center">Sur le lieu de fabrication des statues, beaucoup attendaient encore d'être transportées vers leur destination finale lorsque le culte de ces dernières s'est mystérieusement et subitement arreté.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Paques5.JPG" /></p><p align="center">Ce sont les archéologues aidés de grues qui ont redressé les statues et restauré certains sites.</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1118622561117328802005-06-13T02:21:00.000+02:002006-11-06T12:07:43.025+01:00Dimanche 5 juin - Vol vers l'Ile de PaquesUne journée de transition durant laquelle nous passons encore quelques heures fort agréables à Valparaiso avant de nous rendre en bus vers l'aéroport de Santiago du Chili. Aprés environ cinq heures de vol, nous arrivons dans la soirée sur cette ile tant désirée. La première impression est celle des vacances, les "vraies": aprés la fraicheur de Santiago, nous sommes saisis par la température qui règne sur l'ile. Malgré un fort vent, nous n'avons pas froid et sommes à l'aise avec un simple tee-shirt. L'atmosphère est humide et la pluie ne tarde pas à nous souhaiter la bienvenue. Malgré cela, on s'y sent bien et les gens semblent tous trés accueillants.Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117928615871865892005-06-05T01:21:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.944+01:00Samedi 4 juin - Flâneries dans ValparaisoNous passons une nouvelle journée à nous promener dans Valparaiso. Contrairement à hier, le soleil est éclatant et le ciel d'un bleu limpide. C'est une magnifique journée pour en prendre encore plein les yeux. Toutes ces maisons aux couleurs vives, toutes ces petites ruelles escarpées, toutes ces perspectives sur la baie de Valparaiso et ses montagnes environnantes sont autant d'appels à la poésie et au rêve. Ce n'est pas pour rien que ce fût le lieu de prédilection du célèbre poète chilien Pablo Neruda.<br />Nous faisons quelques emplètes afin de préparer notre départ. Et oui : nous quittons le Chili mais restons au Chili. Où allons-nous? Sur l'Ile de Pâques! Certe, c'est une petite folie. Mais il aurait été dommage de passer à côté de cette opportunité. Je pense que nous ne reviendrons pas de si tôt en amérique du sud et que nous ne ferons jamais le tour du monde pour aller spécifiquement sur cette île. Tous les globe-trotters que nous avons rencontré au cours de notre périple ont unanimement vanté les mérites de cette île. Nous allons vérifier cela par nous-même. Nos nouvelles risquent d'être plus sporadiques car nous serons au milieu de l'Océan Pacifique sur une île toute petite. Ce sera l'occasion de nous (re)poser quelques jours avant de commencer à songer au retour en Europe. Nous partirons Dimanche et reviendrons le samedi suivant. En cas de silence radio, merci de votre indulgence pendant cette courte semaine!Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117843527345104062005-06-04T01:33:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.532+01:00Vendredi 3 juin - ValparaisoAutant le dire tout de suite: Valparaiso, j'adore.Je ne vais donc pas être trés objectif dans ma description des lieux. Notre arrivée fut trés matinale car nous avons pris un bus de nuit. Un doux soleil commence paisiblement à réchauffer la ville encore endormie lorsque nous débarquons à "Valpo", comme on dit ici. Valparaiso est un port au passé glorieux.Il fut pendant longtemps la première halte "chaleureuse" pour les marins ayant passé le Cap Horn et remontant la côte Pacifique. Lorsque le canal de Panama a rendu cette route obsolète (vers 1920 je crois), la ville s'est progressivement endormie et a perdu de son dynamisme politique et économique au profit de sa voisine au pied des montagnes : Santiago. Aujourd'hui, Valparaiso est une ville portuaire paisible qui cherche un second souffle. L'activité culturelle y est trés intense.<br />Valparaiso possède une âme qui la rend unique. Géographiquement, la configuration de la ville ressemble à celle de Nice: de multiples vallées se jettent abruptement dans la mer. Les habitations accrochées à celles-ci sont souvent en bois et sont toutes de couleurs différentes. Certaines rues sont de véritables arcs en ciel de couleurs, un peu comme j'imagine les clichés de l'Irlande, mais avec plus de soleil. Tout inspire le calme : les escaliers escarpés et déserts, les chats et les chiens se dorant au soleil ou la vue sur la baie si appaisante. On se promène avec les yeux qui brillent marchant de surprise en surprise. On ne se lasse pas de se perdre dans une petite rue pavée ou dans une grande avenue bruyante. Les immeubles décrepis cotoient des petites maisons écarlates nouvellement repeintes. On sent que les gens aiment leur ville et veulent rendre leur cadre de vie plus chaleureux. Mais tout cela demande de l'argent et le tissu économique local semble à peine commencer à se redévelopper. Une chose est sure : Valparaiso est belle et sera encore plus belle demain.<br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Valparaiso.JPG" /></p><p align="center">Valparaiso est une ville qui oscille entre les coins sordides et les suprises colorées.</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117759729628068972005-06-03T02:40:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.471+01:00Jeudi 2 juin - Bord de merLe centre de la Serena n'étant pas exactement en bordure de l'océan, nous n'avions pas eu l'occasion de le contempler. Aujourd'hui, le soleil fait enfin une timide apparation. Aprés une grasse matinée bien méritée suite à notre longue nuit étoilée de la veille, nous nous promenons le long de l'océan Pacifique. La côte de la Serena ressemble à s'y méprendre à tous ces bords de mer touristiques : longues avenues et immeubles de villégiature. Sauf que nous sommes en hiver. Donc tout est désert. Les plages de sable fin sont vides. L'avenue qui borde l'océan n'a pas de voitures. Seuls quelques piétons se baladent le long de l'océan bras dessus bras dessous. Nous sommes de ceux-là. Un "empañada" (sorte de chausson) aux fruits de mers par-ci, une glace par-là et la journée coule doucement.<br />Ce soir nous partons pour Valparaiso, un port encore plus au sud et proche de Santiago.Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117759181159223522005-06-03T01:25:00.000+02:002007-01-18T17:26:32.329+01:00Mercredi 1er juin - Soleil, Pisco et étoilesPour ceux qui ne suivent pas, nous sommes toujours au Chili. Mon commentaire de la veille était juste par rapport à la situation que nous avions connu en Bolivie les semaines précédentes. Nous avons décidé de quitter à regret ce pays à cause de l'instabilité qui y régnait. Les événements actuels nous confortent malheureusement dans notre choix : <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-656759@51-643387,0.html">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-656759@51-643387,0.html</a><br />Aujourd'hui est une longue journée au CHILI (pour ceux qui ne suivent toujours pas...). Nous remontons la vallée de l'Elqui et quittons enfin les nuages bas qui s'accrochent à la côte. Contrairement au reste de la région, ici, l'intérieur du pays n'est pas complétement désertique. Des conditions climatiques particulières et la proximité d'une rivière providentielle confèrent à cette vallée des vertues agricoles de premier ordre. On parvient notament à y cultiver des fruits généralement présents dans des zones tropicales comme la papaye ou la "chilimoya" (Je prononce à l'espagnol mais la véritable orthographe est "chiRimoya"). Au fur et à mesure que nous montons le long de la vallée de l'Elqui, la végétation se modifie peu à peu pour devenir de type méditerranéen. On y rencontre principalement des vignes qui servent à la fabrication d'un alcool : le Pisco. Pour ceux qui suivent et se rappellent vraiment de toutes nos aventures, nous avons déja visité une ville portuaire au Pérou qui s'appelait Pisco et qui se vantait de produire un alcool du même style basé sur la distillation du raisin. Et bien, historiquement, c'est le même! Au temps des colonies espagnoles, seul le port de Pisco au Pérou était habilité à exporter l'alcool produit dans la région de l'Elqui. Commercialement, cet alcool a pris le nom de Pisco. Lorsque le Chili a obtenu son indépendance, celui-ci a continué à vendre son alcool sous cette appelation. Les péruviens, de manière habile, ont brouillé les cartes en créant de toute pièce un alcool similaire dans la région de Pisco. Il existe donc bien deux Pisco : l'un au Pérou et l'autre au Chili. Les chiliens, afin de péreniser le nom, ont même renommé un village en "Pisco-Elqui" afin de rendre tout cela plus clair... Vous me suivez? Bon. Vous me suivrez encore moins lorsque vous en serez à votre troisième verre de dégustation de "Pisco Sour", le coktail phare à base de Pisco : 3 doses de Pisco, 1 dose de jus de citron, sucre et glace...<br />La pause déjeuner s'effectue dans un restaurant atypique puisqu'il fonctionne uniquement à l'énergie solaire. La vallée de l'Elqui est réputée pour son ensoleillement quasi permanent : plus de trois cent jours de soleil par an. Le restaurant ne ferme donc pas souvent. Pour les curieux, la cuisson de chaque plat s'effectue dans un four solaire individuel qui concentre avec des mirroirs les rayons du soleil en son centre. Ainsi, devant le restaurant sont placés une vingtaine de ces fours, chacuns destinés à un plat : pain, soupe ou poulet. Certe, la cuisson est lente mais tout est chaud et trés bon dans l'assiette!<br />Sur les monts surplomblant la vallée de l'Elqui pousse une drole de variété de cactus : les télescopes. Les conditions climatiques et la qualité du ciel sont parmis les meilleures au monde pour l'observation des astres. Les scientifiques européens et américains ont construits plusieurs télescopes dans la région afin de regarder toujours plus loin dans l'univers et dans le temps. La commune de Vicuña a eu l'intelligente idée de faire partager cette fièvre scientifique au commun des mortels en construisant un superbe télescope "semi-amateur" avec coupole et tout le reste. Nous restons donc dans la soirée afin de profiter cette opportunitée. La visite est trés didactique et nous plonge dans l'infini de l'univers. Notre guide nous montre un point dans le ciel. Pour nous, une simple étoile. Mais la même "étoile" vue dans le télescope est en fait un amas d'étoiles. Et chacune de ces -soit disant- "étoiles" est encore un groupe d'étoiles! Et chacune est une galaxie. C'est à dire un groupe de systèmes solaires comme le notre. Bref, il y en a des millions et cela donne le tournis! Nous sommes vraiment tout petit. Moins qu'un grain de sable au milieu de l'univers... Du coups, on regarde le ciel nocturne avec un autre oeil: celui de l'humilité. Pour les purs passionnés (J'ai beaucoup pensé à toi François-Xavier!) et afin de donner un ordre d'idée de la puissance du télescope, nous avons pu voir Jupiter comme une grosse bille avec ses traits et ses sattelites. Voila, je vous laisse rêver à l'infini et à l'univers toujours en expansion. Finalement, je vais reprendre un autre Pisco Sour. Santé! A l'univers et à son créateur! Hips.Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117579705374507472005-06-01T00:28:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.342+01:00Mardi 31 mai - La SerenaPas grand-chose à dire aujourd'hui. Le ciel est toujours gris et il fait toujours trés frais. Nous nous promenons dans la ville et ses rues commerçantes. Tout nous rapproche de l'Europe : les gens, la mode et les prix. A part la langue, peu de choses nous permettent de nous sentir loin de chez nous. C'est à la fois sécurisant et frustrant. Je dois avouer que je me sens un peu comme au Havre ou à Caen au mois de novembre. Il faut juste changer tous les blonds par des bruns et vous y êtes... Le soleil nous manquant un peu, nous allons nous diriger dans l'arrière-pays qui regorge de curiosités scientifiques, gastronomiques et culturelles. Du haut de la vallée de l'Elqui, nous devrions être au dessus des nuages...<br />Un petit mot de politique trés subjectif. Vue d'ici, la France ressemble étrangement à la Bolivie. Rien n'y parait trés logique: c'est l'intéret immédiat qui prime et tout le monde rale! Vivement les prochaines présidentielles que l'on rigole encore un coup!Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117491968069792262005-05-31T00:13:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.273+01:00Lundi 30 mai - Toujours plus au sudNous continuons notre route vers le sud. Encore 500 kilomètres de plus. Nous voyons enfin du vert! Le décor minérale qui était notre unique cadre s'est légèrement transformé aux abords de la Serena : il y a de la végétation ici!<br />En bordure de mer, la Serena est une ville réputée pour ses plages en été. Je tiens à préciser que nous sommes fin mai. Ce qui correspondrait en méditerranée à la fin novembre. N'imaginez donc pas une ville idyllique avec des filles en bikini et des surfeurs tout bronzés. Ici, c'est malheureusement la mode automne-hiver 2005 qui sévit. Avec le temps qui va de pair : ciel bas, atmosphère humide (mais pas de pluie) et température fraîche...<br />Mais ne gâchons pas notre plaisir. La ville est agréable et authentique. Finalement, il n'y a pas de touristes et c'est bien mieux pour se fondre dans la population. La découverte de la Serena n'en sera que plus franche et passionnante!Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117491182496163312005-05-31T00:02:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.205+01:00Dimanche 29 mai - Au bord de l'océanFace au Pacifique, rien de nouveau. Nous passons encore une journée à vagabonder dans les environs de Chañaral. L'ambiance calme d'un dimanche perdu au fin-fond du Chili a des airs de ressemblance avec un week-end en Normandie. Les plages ne sont pas les plus belles mais elles inspirent. On ne peut pas s'y baigner mais on aime les longer nonchalament. Au détour d'un port de pêcheurs, nous nous arretons pour manger des plats de poissons bien frais. Dehors, les majestueux pélicans attendent le prochain bateau qui amenera un chanceux pêcheur. Le soleil réchauffe les coeurs et les âmes. La vie coule doucement. Comme un dimanche au bord de l'eau. Je regarde les vagues déferler sur la côte. Devant moi, l'horizon m'appelle dans son infinie vacuité : qu'elle est loin la prochaine île!Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117326808364463552005-05-29T01:25:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.136+01:00Samedi 28 mai - Pacifiquement votreLa bourgade de Chañaral n'a pas grand-chose pour elle : coupée de l'océan par la panaméricaine et flanquée aux pieds de collines désertiques, ses maisons et son centre sans ame ne sont pas des invitations à y séjourner. De plus le climat typique de cette partie du Chili à cette époque hivernale est particulier: il fait grand bleu sur tout l'intérieur de pays et des nuages bas et gris s'agglutinnent le long des cotes. Il faut donc un sacré morale et une bonne dose de motivation pour apprécier ce lieu. La seule comparaison que j'avais était Berre l'Etang mais elle est un peu exagérée. Les connaisseurs apprecieront...<br />Mais que diable sommes-nous venus faire ici? Deux choses. Primo, fuire les touristes et l'ambiance fausse qui régnait à San Pedro de Atacama. Bref, rencontrer le vrai Chili et les vrais chiliens. C'est chose faite : ils parlent trés vite et l'on ne comprend rien! Comme si l'espagnol était une nouvelle langue! Frustrant...<br />Ensuite, nous voulons voir l'océan. Tout simplement. A quelques kilomètres de Chañaral se trouve un parc naturel: le Pan de Azucar. C'est l'occasion d'une grande balade entre le désert et le Pacifique. On nous parle de beaucoup d'animaux. Nous ne verrons que deux renards pas farouches. Pour ceux qui suivent, on les nomment "zorros" en espagnol.<br />Plus que tout, c'est l'ambiance tranquile de ces paysages qui nous appaise. Nous sommes seuls autour de ces grands espaces car le début de l'hiver a fait fuire tous les touristes. Les rouleaux de l'océan grondent en s'abattant violemment sur les plages de sable toisées d'un ciel bas. Derrière nous, le desert inhospitalier réchauffe notre dos et apporte des touches jaunes et bleus à ce décor parfait pour un surfeur solitaire. Mais il n'y a vraiment personne à part quelques mouettes plantant leurs becs dans le sable humide à la recherche de coquillages.<br />Nous prenons une grande bouffée d'air pur. On est finalement bien ici...<br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Chanaral.JPG" /></p><p align="center">Où le désert plonge directement dans l'Océan Pacifique.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Fennec.JPG" /></p><p align="center">Un petit renard vient quémander quelques miettes de notre pic-nic.</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117322715200727802005-05-29T01:24:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.073+01:00Vendredi 27 mai - Plein SudIl est temps de quitter San Pedro de Atacama pour descendre vers le sud du Chili. Il s'agit d'une journée de transition que nous passons principalement dans les bus. Notre premier chauffeur est assez atypique : déguisé en zorro, il débite dans son micro des commentaires humoristiques sur la région qui nous entoure. Les bus changent changent aussi. Ils sont bien plus confortables et ce n'est plus l'intégrale de Jean-Claude Vandame qui passe en boucle comme c'était le cas au Pérou et en Bolivie. Ouf! je commençais à tous les connaitre par coeur!<br />Côté paysage, c'est le désert au sens propre comme au figuré. Dés que nous nous rapprochons de l'océan, le soleil fait place à des nuages gris et bas. C'est dans cette atmosphère morose que nous arrivons à la nuit tombée dans la petite ville côtière de Chañaral.Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117322536706982702005-05-29T01:21:00.000+02:002006-11-06T12:07:42.001+01:00Jeudi 26 mai - La vallée de la LuneDu fait de son climat désertique, San Pedro de Atacama a deux facettes : des nuits glaciales et des journées printannières. Il devient difficile d'envisager quoi que ce soit de sérieux lorsque le soleil darde ses premiers rayons matinaux. Nous avons juste envie de ne rien faire et de capter cette chaleur naissante comme une bénédiction. C'est ce que nous faisons lors d'un petit-déjeuner tardif sous les canis. Entre chaleur et farninente, tout va bien.<br />L'aprés-midi est plus active puisque nous partons visiter la vallée de la Lune. Ce sera l'unique attraction que nous verrons ici. Les autres ressemblant de prés ou de loin à ce que nous avons pu voir en Bolivie, il nous semble inutile de faire overdose de désert.<br />La vallée de la Lune, c'est bien. Mais avec un guide, c'est mieux. Tant pis pour les explications. Nous nous contenterons d'un chauffeur qui semble à peine connaitre la région. Baignés de soleil, les paysages sont magnifiques. Dommage que je ne puisse plus télécharger de photos car nous en avons pris beaucoup. Tout est un appel à la photo: les couleurs sont aussi riches que le sol regorge de minerais diverses. Le blanc du sel. Le rouge du soleil couchant, le jaune du sable, ... La lumière est joueuse. Elle crée des reliefs et des ombres sans cesse différentes comme un corps nu posant sur une plage de sable blanc. Le cadre est exceptionnel: de loin en loin les volcans enneigés se dressent au dessus de l'horizon comme des mirages. Ultime étape de notre excursion, nous montons une dune énorme qui nous transporte directement au Sahara. D'en haut, la vue résume un peu toute la région de San Pedro : nous sommes entourés de dunes de sables et de roches volcaniques aux formes surnaturelles. Un énorme amphithéatre de sable se dresse sur notre droite. En face, le soleil nous brule encore de ses derniers rayons. A gauche, on distingue le blanc aveuglant du salar d'Atacama. Derrière nous, les volcans rougissent et leurs circonvolutions se hérissent pour saluer une dernière fois le soleil. On est écrasé par toute cette force minérale qui ne respire et ne resplandit que par le soleil.<br />Lorsque le roi soleil disparait, tout disparait. Il fait désormais froid. Trés froid. Dormez en paix, montagnes et volcans enneigés...<br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Atacama.JPG" /></p><p align="center">Désert et volcan dans un décor purement minéral.</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117322433357795202005-05-29T01:18:00.000+02:002006-11-06T12:07:41.934+01:00Mercredi 25 mai - Vers le ChiliPlus vraiment le temps d'écire. Heureusement Nadège est là!<br /><a href="http://nadegevoyage.blogspot.com/2005/05/entree-au-chili.html">http://nadegevoyage.blogspot.com/2005/05/entree-au-chili.html</a><br />J'ajouterai simplement à tout cela que j'ai adoré cette journée car je me suis baigné dans des eaux thermales. La sensation est trés agréable: nous sommes à plus de 4000 mètres, il fait beau, il fait trés froid et je suis dans une eau à la température idéale. Un grand moment de détente et de relaxation. Au milieu des éléments extremes mais dans un équilibre confortable. Petite parenthèse personnelle pour Laure qui connait le lieu: j'ai évité de me poser sur la mousse. Je ne devrais donc pas avoir de mauvaise surprise...Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117322191214296802005-05-29T01:14:00.000+02:002006-11-06T12:07:41.865+01:00Mardi 24 mai - D'une laguna à l'autreGrosse fatigue pour mon blog? Nadège vient à la rescousse!<br /><a href="http://nadegevoyage.blogspot.com/2005/05/laguna-colorada.html">http://nadegevoyage.blogspot.com/2005/05/laguna-colorada.html</a>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1117322020292282012005-05-29T01:12:00.000+02:002006-11-06T12:07:41.797+01:00Lundi 23 mai - Le Salar de UyuniNadège m'épargne quelques sueurs et de l'encre binaire en parlant si bien de tout cela à l'adresse suivante:<br /><a href="http://nadegevoyage.blogspot.com/2005/05/le-salar-de-uyuni.html">http://nadegevoyage.blogspot.com/2005/05/le-salar-de-uyuni.html</a><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Uyuni1.JPG" /></p><p align="center">Ne vous fiez pas aux apparences. Le soleil est trés violent mais il fait froid sur ce désert de sel.</p><br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Uyuni2.JPG" /></p><p align="center">Une île pittoresque au milieu du Salar de Uyuni: la Isla del Pescado.</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1116799159804963722005-05-22T23:50:00.000+02:002006-11-06T12:07:41.724+01:00Dimanche 22 mai - Potosi expressLes manifestations reviennent. Malheureusement, il ne s'agit pas de festivités mais de mouvements sociaux. Personne ne sait ce qui va se passer mais on craint des blocages de routes. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre de risques. Notre seule solution est de partir ce soir. Cela précipite un peu notre visite de la ville. Nous passons tout de meme par le musée "casa de la moneda" qui retrace l'histoire de l'argent et des monnaies qui ont été frappées ici depuis l'arrivée des espagnols. Ensuite, nous visitons une mine encore en exploitation. Nous effectuons à travers ces sites un passage {eclair entre la faste histoire de Potosi et sa triste réalité actuelle.<br />Le soleil se couche. Il fait toujours aussi froid. Il est temps de partir vers Uyuni où nous devrions arriver vers deux heures du matin. De là, nous partirons directement à la découverte du Salar de Uyuni et de bien d'autres richesses géologiques dans un desert aride et sauvage. N'attendez pas de nos nouvelles avant quatre à cinq jours car nous serons coupés de la civilisation jusqu'à notre arrivée au Chili. A suivre...Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1116798590067878782005-05-22T23:18:00.000+02:002006-11-06T12:07:41.656+01:00Samedi 21 mai - Entre Sucre et PotosiA peine trois heures de routes séparent Sucre de Potosi. Nous flanons encore un peu dans la capitale bolivienne avant d'entamer notre petit trajet vers Potosi l'impériale.<br />La richesse et la notoriété de cette dernière proviennent de la montagne au pied de laquelle elle se situe: le Cerro Rico. Cette montagne rouge regorge de minerais en quantités considérables et facilement exploitables. Parmi ceux-ci, c'est la'rgent qui prédomine. Les incas connaissaient l'emplacement et les gisements de cette montagne mais n'ont jamais exploité le filon pour des raisons religieuses. A leur arrivée, les espagnols ne se sont pas privé de creuser les entrailles de la montagne en utilisant toutes les ressources humaines qu'ils ont pu asservir à cet fin. Progressivement, Potosi est devenue la principale source de revenu de l'empire espagnole. Tout l'argent était extrait en quantité considérable, fondu puis transformé en monnaie. Cette monnaie innondait ensuite toute l'Europe et gonflait ainsi artificiellement la puissance économique de l'Espagne. On a coutume de dire que la capitalisme a commencé à cette période. Des pays comme la France ou l'Angleterre ont, par ricochet, développé fortement leur économie en devenant des marchands bénéficiant grassement des deniers de la "banque" Espagne qui pouvait s'acheter tout et n'importe quoi. Et c'est finalement ce pays qui patiera le plus de cette situation lorsque la source de revenus se tarira au moment de l'indépendance de la Bolivie.<br />Vous l'aurez compris, Potosi est une ville à part. A 4000 métres d'altitude, sa richesse passée a laissé des traces dans l'architecture locale et les arts. Les mines sont toujours actives mais leur rendement est désormais ridicules car les gisements intéressants sont de plus en plus profonds.<br />Cette ville est dans une des régions les plus pauvres de Bolivie. Le climat y est rude mais la population des mineurs est toujours aussi active (on en dénombre encore 42 000). Leurs conditions sont précaires et leurs permettent tout juste de vivre. Leur ésperance de vie est de 50 ans. Un autre monde...<br />A coté de cela, les musées et édifices religieux sont parmis les plus réputés de Bolivie. Nous visitons dans l'apres-midi un couvent carmelite d'une richesse extraordinaire. La "dot" pour le droit d'entrée était extremement élevé. Seules les plus riches familles espagnoles pouvaient y faire rentrer leur fille (traditionnellement la deuxième). Du coups, le musée est trés intéressant car il retrace à la fois la vie des carmélites mais aussi l'histoire de l'art potosien à travers les diverses donnations effectuées aux cours des siècles.<br />Le soir tombe sur Potosi et sa montagne: il fait très froid lorsque le soleil disparait!Pierre-Henrinoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-10205476.post-1116630568638731532005-05-21T00:51:00.000+02:002006-11-06T12:07:41.591+01:00Vendredi 20 mai - Visites à SucreEncore une belle et agréable journée ensoleillée à Sucre. Notre programme culturel se poursuit.<br />Nous visitons dans la matinée un monastère fransiscain. Celui-ci regorge d'objets historiques aynt appartenu aux missionires. On y voit aussi un des plus vieux arbres d'amérique latine : un cèdre de plus de 1200 ans, dont la circonférence est impressionnante. Nous effectuons un nouveau petit tour au musée d'art textile qui nous avait séduit la veille mais dont nous n'avion pas pu aller au bout.<br />L'aprés-midi, nous errons dans le cimetière de Sucre qui rassemble -à la manière du Père Lachaise- beaucoup de personnages historiques dans un cadre verdoyant. Enfin, nous explorons le vaste musée universitaire. Ce dernier est certainement l'un des plus riches et des plus complets. Malheureusement, il est trés peu didactique et recouvre des domaines que nous avons déja approfondi auparavant. Je pense que nous saturons un peu. Il est donc temps de s'arreter. Encore une petite promenade dans les quartiers commercants afin de s'impregner de l'activité de cette ville et c'est déja le soir.<br />Sucre est dominée par deux collines. Sur l'une d'entre elles, une croix s'illumine la nuit venue et donne l'impression de proteger la ville. Encore et toujours cette impression de douceur d'une petite ville de province. L'atmosphère devrait changer demain puisque nous nous rendons à Potosi, connue pour son climat plus froid et plus rude.<br /><p align="center"><img src="http://membres.lycos.fr/filias/Sucre.JPG" /></p><p align="center">L'architecture coloniale est omniprésente à Sucre.</p>Pierre-Henrinoreply@blogger.com