Jeudi 26 mai - La vallée de la Lune

Du fait de son climat désertique, San Pedro de Atacama a deux facettes : des nuits glaciales et des journées printanières. Il devient difficile d'envisager quoi que ce soit de sérieux lorsque le soleil darde ses premiers rayons matinaux. Nous avons juste envie de ne rien faire et de capter cette chaleur naissante comme une bénédiction. C'est ce que nous faisons lors d'un petit-déjeuner tardif sous les canis. Entre chaleur et farniente, tout va bien.
L’après-midi est plus active puisque nous partons visiter la vallée de la Lune. Ce sera l'unique attraction que nous verrons ici. Les autres ressemblant de prés ou de loin à ce que nous avons pu voir en Bolivie, il nous semble inutile de faire overdose de désert.
La vallée de la Lune, c'est bien. Mais avec un guide, c'est mieux. Tant pis pour les explications. Nous nous contenterons d'un chauffeur qui semble à peine connaitre la région. Baignés de soleil, les paysages sont magnifiques. Dommage que je ne puisse plus télécharger de photos car nous en avons pris beaucoup. Tout est un appel à la photo: les couleurs sont aussi riches que le sol regorge de minerais diverses. Le blanc du sel. Le rouge du soleil couchant, le jaune du sable, ... La lumière est joueuse. Elle crée des reliefs et des ombres sans cesse différentes comme un corps nu posant sur une plage de sable blanc. Le cadre est exceptionnel: de loin en loin les volcans enneigés se dressent au dessus de l'horizon comme des mirages. Ultime étape de notre excursion, nous montons une dune énorme qui nous transporte directement au Sahara. D'en haut, la vue résume un peu toute la région de San Pedro : nous sommes entourés de dunes de sables et de roches volcaniques aux formes surnaturelles. Un énorme amphithéatre de sable se dresse sur notre droite. En face, le soleil nous brule encore de ses derniers rayons. A gauche, on distingue le blanc aveuglant du salar d'Atacama. Derrière nous, les volcans rougissent et leurs circonvolutions se hérissent pour saluer une dernière fois le soleil. On est écrasé par toute cette force minérale qui ne respire et ne resplendit que par le soleil.
Lorsque le roi soleil disparait, tout disparait. Il fait désormais froid. Très froid. Dormez en paix, montagnes et volcans enneigés...

Désert et volcan dans un décor purement minéral.