Dimanche 24 avril - Le Machu Picchu

Nous nous levons vers 4 heures et demi pour prendre notre petit-déjeuner et partir vers 5 heures. Munis de nos lampes frontales et aidés d'une lune bien remplie, nous entamons la petite ascension qui doit nous mener jusqu'au site du Machu Picchu. Le chemin est raide et bien balisé. C'est tout de même assez drole de marcher dans la pénombre de la jungle! Il fait jour lorsque nous arrivons en haut. Il est un peu plus de 6 heures. Le site vient juste d'ouvrir. C'était notre unique objectif de la journée: arriver sur le site avant le flôt des touristes. Nous serons récompensés de nos efforts et de notre perséverance.
Le temps est parfait pour apprécier l'atmosphère mystèrieuse du Machu Picchu : il fait gris et les montagnes sont accrochées dans la brume. Devant nous s'étale cette cité perdue qui brille comme un joyau dans un écrin de montagnes. Car le Macchu Picchu n'est pas trés haut par rapport aux montagnes qui l'entourent. Il domine pourtant deux vallés trés encaissées et spectaculaires. Mais ici, tout est spectacle: la végétation, les montagnes, les ruines et le ciel. Je préfère parler du "site" du Machu Picchu et non de la "cité" car c'est un tout qui dégage une impression de beauté sauvage et d'harmonie assez étrange.
Cette harmonie va d'ailleurs se dissiper progressivement dans la matinée : à partir de 6h30, un service de bus commence à déverser toutes les 10 minutes un flôt de touristes qui rend le site de moins en moins sauvage. Vers 8 heures, des nuages commencent à monter des vallées et recouvrent le site. Nous sommes en Ecosse : le brouillard et la pluie perturbent un peu la fin de notre visite. Il y a désormais beaucoup de monde et la visibilité est trés réduite. Nous nous sommes déja promenés (et perdus...) longuement dans les différents "quartiers" de la cité. On nage entre l'admiration pour le travail accompli et le rêve de cette civilisation disparue.

Les photos du Machu Picchu désert et sauvage sont rares...